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Créateur de richesse

Le secteur à profit social, un créateur de richesse

L’ampleur des activités (biens et services) produites par les entreprises à profit social en fait un acteur essentiel de l’économie. Le secteur contribue activement à la création de richesse en produisant de la valeur ajoutée. Les chiffres de l’ICN pour l’année 2009 montrent que le secteur crée 18% de la valeur ajoutée totale en Wallonie, soit plus de 13 milliards d’euros. Selon les perspectives économiques publiées par le Bureau du Plan en juin 2011, le secteur de la santé et de l’action sociale connaîtra une croissance de sa valeur ajoutée supérieure à la moyenne de l’économie wallonne (2,7% pour 2,1%).

Par ailleurs, les services à profit social sont également créateurs d’externalités positives importantes au bénéfice de l’ensemble de l’économie.

Externalités positives

On parle d’externalités positives lorsque les actions d’un agent économique ont des répercussions positives sur le bien-être d’un autre agent sans que cela ne donne lieu à des mouvements de compensation sur le marché. À titre d’exemple, l’éducation permet aux entreprises d’engager des travailleurs qualifiés, ce qui contribue à augmenter le niveau de productivité et par conséquent à développer l’économie. De même, les services d’accueil de l’enfance et d’aide aux personnes dépendantes favorisent la disponibilité professionnelle des citoyens.

L’existence de ces externalités positives soutient le principe de "non-exclusion par les prix" (le consommateur peut bénéficier du bien produit sans payer un prix couvrant les coûts de production) de certains biens et justifie le recours à des ressources collectives : subventionnement des pouvoirs publics mais aussi dons, volontariat, etc.

Valeur ajoutée

Les activités à profit social génèrent une valeur ajoutée qui permet de quantifier la richesse produite par le secteur et sa contribution à la richesse nationale. La valeur ajoutée est une notion d’économie permettant de mesurer la valeur créée par un acteur économique. Deux méthodes permettent de calculer la valeur ajoutée d’une unité de production :

  • calculer la différence entre le prix de vente d’un produit et la valeur totale des dépenses engagées pour se procurer les biens et services utilisés pour la création du produit (les biens intermédiaires)
  • calculer les coûts (travail et capital) engendrés par la production puisque la valeur ajoutée sert aussi à rémunérer les facteurs de production

Le phénomène de "non exclusion par les prix" propre au secteur et son souci de rendre ces services accessibles financièrement rend le prix des services économiquement non significatif. C’est pourquoi la première méthodologie pour calculer la valeur ajoutée du secteur ne peut être utilisée. En revanche, la seconde est utilisée par l’ICN pour mesurer la production non marchande.

Par conséquent, on calculera la valeur ajoutée sur base de la "masse salariale" puisque, dans le secteur à profit social, la rémunération des salariés représente la quasi-totalité des coûts de production. Pratiquement, il a été décidé de recourir à la valeur ajoutée calculée au sein des comptes régionaux publiés par l’Institut des Comptes Nationaux (ICN). Compte tenu de l’impossibilité de calculer la valeur ajoutée sur base de nos données, l’approche de l’ICN semble la plus pertinente.

Selon ces informations, la valeur ajoutée du secteur représente environ 18% de la valeur ajoutée totale du pays, soit davantage que les secteurs de l’horeca et de la construction. Le système de mesure contribue cependant à sous-évaluer l’importance du secteur. Il ne comptabilise notamment pas l’apport du volontariat. Or, ce dernier est essentiel et très fréquent au sein du secteur à profit social. Par conséquent, sa non-prise en compte dans le système de mesure de la valeur ajoutée contribue à sous-évaluer l’importance du secteur à profit social.

De même, d’autres sources de richesses, spécifiques au secteur, sont également omises dans le calcul de la valeur ajoutée. Le secteur engendre, en effet, de nombreuses externalités positives pour la collectivité en termes de cohésion sociale (création de lien social, éducation, intégration de personnes défavorisées, etc), de santé publique (soins, prévention, lutte contre la pauvreté, etc), du développement local (revitalisation des quartiers, etc) et d’organisations du marché du travail (réduction du chômage, conciliation entre vie privée et travail, etc.). Si ces externalités positives ne sont pas reprises dans les 18% avancés, elles représentent néanmoins une plus-value importante pour l’ensemble de la société et créent de nombreux effets-retour pour les finances publiques (mise à l’emploi de chômeurs, diminution des dépenses publiques en soins curatifs, etc.).

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